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Aire ouverte d'un plex montréalais : poteaux temporaires et mur de brique mis à nu pendant l'ouverture.
Mandats

Aire ouverte et structure.

Enlever un mur porteur, ce n'est pas une démolition. C'est un transfert de charge.

Le vrai enjeu

Le mur qui vous dérange soutient quelque chose. Dans un plex montréalais, il soutient souvent les logements des étages au-dessus, et parfois la toiture. La question n'est donc jamais de savoir si on peut l'enlever. Elle est de savoir par où passe la charge une fois le mur parti, et jusqu'où elle doit descendre avant de trouver un appui capable de la reprendre.

C'est cette deuxième partie de la question qui distingue une bonne soumission d'une mauvaise.

Plafond ouvert d'un plex montréalais : les solives et le mur porteur central mis à nu.

Comment on procède

01

Relevé et analyse

On documente ce qui existe : sens des solives, épaisseur des murs, présence d'un mur porteur central, état des fondations. Dans les plex montréalais, la structure d'origine a souvent été modifiée une ou deux fois depuis la construction, sans que ce soit consigné nulle part.

02

Ingénieur et plans scellés

Un ingénieur membre de l'OIQ analyse la structure, détermine la solution et scelle les plans. C'est une exigence légale, pas une précaution optionnelle. Aucun entrepreneur au Québec n'a le droit de faire ce travail à sa place.

03

Permis

On prépare et on dépose la demande auprès de votre arrondissement. Les exigences et les délais varient d'un arrondissement à l'autre, et c'est souvent le poste où les projets prennent le plus de retard quand personne ne s'en occupe activement.

04

Étaiement et retrait

On installe l'étaiement temporaire qui reprend la charge pendant les travaux, puis on retire le mur. Cette étape n'est jamais visible dans le résultat final et c'est celle où les accidents arrivent.

05

Poutre, colonnes et reprise en sous-œuvre

On installe la poutre et les colonnes selon les plans scellés, et on redescend la charge jusqu'à un appui adéquat. Souvent jusqu'aux fondations, ce qui implique de travailler dans le plancher inférieur, et parfois dans la dalle.

06

Refermeture et finition

Gypse, joints, peinture, planchers. Une fois fini, il ne doit rester aucune trace visible de l'endroit où le mur se trouvait.

Poteau d'acier et poutre de bois installés selon les plans scellés, avant la refermeture.

L'étape que les soumissions oublient

La reprise en sous-œuvre. Beaucoup de devis s'arrêtent à la poutre, parce que c'est la partie visible et facile à chiffrer.

Le problème est simple : la poutre reprend la charge du mur, mais elle la concentre sur deux points au lieu de la répartir sur toute une longueur. Si l'appui situé sous ces deux points n'a pas été repris, la charge se retrouve sur une dalle ou une semelle qui n'a jamais été conçue pour ça. Le résultat n'apparaît pas tout de suite. Il apparaît un ou deux ans plus tard, dans les planchers qui s'affaissent et les fissures qui reviennent après chaque réparation.

Quand vous comparez deux soumissions et qu'il y a un écart important, c'est presque toujours là qu'il se trouve.

Mur porteur ouvert à Montréal : la poutre neuve en place, la charge redescendue jusqu'à l'appui.
La poutre, et ce qu'il y a dessous

Les cas particuliers de Montréal

Le plex occupé

Quand les logements du haut sont loués, le chantier se planifie autour des occupants. Ça change la séquence, les heures de travail et parfois la méthode d'étaiement.

La tour et le condo

Le syndicat de copropriété a son mot à dire, les planchers sont en béton et l'accès aux conduits passe fréquemment par le plafond du voisin du dessous. C'est le contexte de notre dossier de l'Île-des-Sœurs.

Le mur mitoyen

Sur un mur partagé avec le bâtiment voisin, le projet touche deux propriétés. Ça se règle en amont, jamais pendant.

Briquetage sur un chantier d'ASA, au coucher du soleil.
Preuve

Condo Île-des-Sœurs

Deux unités réunies en une, dans une tour où le plancher de béton ne pouvait pas être percé.

Presque toutes les pièces changeaient de vocation. Le règlement de l'immeuble interdisait de percer la dalle, et l'accès au plafond du voisin du dessous n'a jamais été accordé : les conduits ne pouvaient ni traverser le plancher, ni être rejoints par le dessous.

On a repris le dossier technique du bâtiment pour retracer les lignes de drainage existantes, étage par étage, et trouver des points de raccordement utilisables de notre côté de la dalle. Les dimensions de l'architecte ont été respectées, aucune pièce réduite, rien de percé dans le béton.

Lire le dossier
Miroirs éclairés d'une salle de bain finie par ASA.

Alors, sur quoi on travaille?

Huit questions, deux minutes. On vous rappelle pour en parler, et on vous dit franchement si c'est un mandat pour nous ou si vous seriez mieux servi ailleurs.

Une seule équipe, du premier relevé à la dernière moulureLicence RBQ 5830-0377-01 · entrepreneur général et ébénisteIngénieurs membres de l'OIQ sur tout ce qui touche à la structure
01

Sur quoi on travaille?

Choisissez le mandat qui ressemble le plus à votre projet.

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