
Comment enlever un mur porteur dans un plex à Montréal.
Enlever un mur porteur dans un plex montréalais exige des plans scellés par un ingénieur membre de l'Ordre des ingénieurs du Québec et un permis délivré par votre arrondissement. Le mur est remplacé par une poutre appuyée sur des colonnes, et la charge doit ensuite être redescendue jusqu'à un appui capable de la reprendre, souvent jusqu'aux fondations. Comptez de six à douze semaines entre le début des démarches et la fin des travaux.
Comment savoir si mon mur est porteur
Trois indices donnent une bonne indication avant même de faire venir quelqu'un.
Le sens des solives. Un mur perpendiculaire au sens des solives du plancher est un candidat sérieux. Un mur parallèle l'est beaucoup moins.
L'alignement vertical. Si un mur se retrouve au même endroit à chaque étage, y compris au sous-sol où il devient souvent une poutre ou une rangée de colonnes, il fait presque certainement partie du chemin de charge.
L'épaisseur et la solidité. Un mur porteur est généralement plus épais et sonne plein.
Ces indices orientent, ils ne concluent pas. Dans un plex montréalais modifié une ou deux fois depuis sa construction, le chemin de charge réel s'écarte fréquemment de la logique apparente. Seul un relevé sur place permet de trancher.
Pourquoi un ingénieur est obligatoire
Au Québec, l'analyse et le dimensionnement d'une structure sont des actes réservés aux ingénieurs par la Loi sur les ingénieurs. Aucun entrepreneur, aussi expérimenté soit-il, n'a le droit de les poser.
Ce n'est pas une formalité administrative. C'est ce qui fait que la solution retenue est vérifiable, que votre assureur couvrira le bâtiment, et qu'un acheteur éventuel ne découvrira pas dans dix ans qu'une modification structurale a été faite sans document.
Le rôle de l'entrepreneur est de coordonner le mandat de l'ingénieur, de porter la demande de permis et d'exécuter les plans scellés à la lettre. C'est notre rôle chez ASA.
Ce que l'arrondissement demande
Un permis de transformation est requis. Le dossier comprend généralement les plans scellés par l'ingénieur, une description des travaux, et selon les cas un plan d'architecte.
Les exigences et les délais varient d'un arrondissement à l'autre. Un même projet n'avance pas au même rythme partout sur l'île. C'est le poste du calendrier qui déborde le plus souvent, simplement parce que personne ne le suit activement.
Dans un immeuble en copropriété, il faut en plus l'autorisation du syndicat, et les parties communes ne peuvent pas être modifiées sans son accord.
La reprise en sous-œuvre, l'étape que les soumissions oublient
C'est le point le plus important de cet article.
Un mur porteur répartit la charge sur toute sa longueur. Une poutre la concentre sur deux points : ses appuis. Ces appuis transmettent maintenant une charge ponctuelle importante à ce qui se trouve en dessous.
Si le plancher, la poutre ou la semelle du dessous n'ont pas été repris pour la recevoir, la charge se retrouve sur une structure qui n'a jamais été prévue pour ça. Rien ne se passe le jour de la fin des travaux. Le problème apparaît un à trois ans plus tard : planchers qui s'affaissent au centre, portes qui coincent, fissures qui réapparaissent après chaque réparation.
Dans un plex, cette reprise traverse souvent les logements des étages inférieurs, parfois jusqu'aux fondations. C'est du travail, de la coordination avec des occupants, et du coût.
Quand vous comparez deux soumissions et que l'écart est important, c'est là qu'il faut regarder en premier.
Combien de temps ça prend
Relevé et mandat d'ingénieur, une à trois semaines. Demande et délivrance du permis, deux à six semaines selon l'arrondissement. Travaux, une à quatre semaines selon l'ampleur de la reprise en sous-œuvre et la finition.
Six à douze semaines au total est un ordre de grandeur réaliste pour un projet simple. Un projet qui touche plusieurs logements ou une copropriété prend plus longtemps.
Ce qui fait varier le prix
La longueur de l'ouverture et le type de poutre requis, acier ou bois d'ingénierie. La profondeur de la reprise en sous-œuvre, qui est le principal facteur. La présence de plomberie, d'électricité ou de ventilation dans le mur à retirer. L'accès au chantier. L'occupation des logements pendant les travaux. L'étendue de la finition après coup.
Alors, sur quoi on travaille?
Huit questions, deux minutes. On vous rappelle pour en parler, et on vous dit franchement si c'est un mandat pour nous ou si vous seriez mieux servi ailleurs.
